LES PETITS PLAISIRS

Les jours où c’est plus difficile…

Il y a des jours où tout est plus difficile. Que vous poursuiviez n’importe quel rêve, et que pour une raison ou une autre l’univers semble s’acharner à vous empêcher de le réaliser, alors vous comprenez. 

Un jour, j’avais 10 ans, mon père m’a fait comprendre – et pas très gentiment – que j’étais trop sensible. À partir de ce jour j’ai tenté de me mettre une armure. Une protection qui – quoi qu’il arrive – me permette de ne rien ressentir, et de continuer à avancer. Depuis quelque temps j’ai appris à baisser un peu la garde, à vivre sans cette armure. Mais quand j’apprends une mauvaise nouvelle, je la ressors. Toujours efficace l’armure, 25 ans plus tard.

La semaine dernière j’ai appris que les deux petits embryons qui étaient en moi n’avaient pas survécus. Je me suis blindée parce que je ne pouvais pas encore l’accepter. Je devais être forte sinon j’allais m’écrouler. Alors j’ai continué. J’ai travaillé 2 fois plus. Et j’ai rangé, j’ai trié, j’ai nettoyé. Je me suis épuisée. Et je pensais que c’était passé. Que la tristesse était passée.

Je ne sais pas ce qui est le plus dur : gérer les mauvaises nouvelles, encaisser les retours pourtant bienveillants de l’entourage, ou trouver le courage et l’énergie de continuer malgré tout. Mais des fois il faut vivre vraiment et accepter d’avoir des sentiments, même s’ils sont douloureux. Vivre de façon positive, c’est peut-être juste vivre vraiment. Voir le beau et le bon et en profiter dès qu’il est là, mais savoir aussi accueillir la tristesse sans se laisser submerger.

Dans ces moments là je rêverais de vivre près de la mer, le seul environnement capable de vraiment m’apaiser. Pas de chance je vis aux Lilas, la mer est un peu loin. Et vous, est-ce que vous auriez des petits « trucs » à me partager : comment faites-vous les jours où c’est plus difficile ?

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