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MES COUPS DE CŒUR

Exposition « Un Art pauvre » Centre Pompidou

By 27/06/2016mai 28th, 2019No Comments

un art pauvre centre pompidouAujourd’hui j’ai visité l’exposition « Un Art pauvre » au Centre Pompidou. Loin de moi l’idée d’en faire une critique – je vous laisse le soin de lire des magazines spécialisés – mais cela m’a donné l’idée d’une nouvelle rubrique, dans laquelle je ferai un focus sur une oeuvre ou un univers artistique qui m’a touchée ou inspirée.

 

L’exposition Un Art Pauvre au Centre Pompidou

 

L’exposition questionne le « pauvre » au sein de la création dès les années 1960, dans le domaine des arts plastiques avec l’Arte Povera mais aussi la musique, le design, le cinéma expérimental, …  Elle revient sur les préoccupations majeures du mouvement : la tautologie, l’écriture, la parole, l’énergie vitale, l’animalité, l’abri.

Mon avis sur l’exposition

 

le tigre mario merzTout d’abord, j’ai aimé le côté épuré de l’exposition et des oeuvres en elles-mêmes, ce qui permet mieux je trouve d’entrer dans les univers des artistes, que j’ai presque tous découverts.

Ensuite, j’ai beaucoup aimé le principe de récupération et de matériaux naturels qui est à la base de l’arte povera.

L’univers de Mario Merz m’a assez marquée, aussi bien par « Le Tigre » qui m’a fait penser à Bali par son sujet et ses couleurs, que par le  » Igloo di giap « .

mario merz pompidou igloo

On y lit en néon une phrase prononcée par le général américain Giap pendant la guerre du Vietnam : « se il nemico si concentra perde terreno se si disperde perde forza ». C’est à dire « si l’ennemi se concentre il perd du terrain, s’il se disperse il perd sa force ». Ou la nécessité de toujours chercher un équilibre…

 

 

L’influence de l’Arte Povera

Le documentaire qui clôture l’exposition, Grande Cretto di Gibellina de Petra Noordkamp, montre l’influence qu’ont eu ces artistes de l’Arte Povera. Gibellina est une ville de Sicile ayant connu un tremblement de terre dramatique en 1968. L’artiste Alberto Burri à créé entre 1985 et 1989 un mémorial en hommage aux victimes du terrible séisme, Il Grande Cretto (« le grand craquèlement »), une œuvre monumentale de land art, réalisé à partir de blocs de ciment qui scellent les vestiges du village de Gibellina en formant des allées de 1 mètre 60 de profondeur et de 2 à 3 mètres de largeur, permettant aux visiteurs de circuler. Elles suivent le tracé des rues de l’ancienne ville, et permettent de restituer l’idée de la cité avant le tremblement de terre. Le documentaire de Petra Noordkamp, d’un rythme assez lent, avec des images magnifiques, permet de s’immerger complètement dans l’œuvre de Burri.

burri gibellinaOn pense évidemment au Mémorial de l’Holocauste à Berlin, de l’architecte américain Peter Eisenman, avec ses grands blocs de pierre, et ses allées impressionnantes (photo ci-dessous, en haut à gauche), et aux ruelles de Pompei (les deux autres photos ci-dessous). Trois lieux de souvenir empreints d’une même émotion et d’un immense respect.

memorial holocauste pompei

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